Décret tertiaire · bureaux
Décret tertiaire pour des bureaux : viser −40 %
Dès 1 000 m² de bureaux, seuls ou cumulés sur un même site, le décret tertiaire s'applique : réduire la consommation d'énergie finale de 40 % en 2030 par rapport à une année de référence, ou atteindre un seuil en valeur absolue, et déclarer chaque année sur OPERAT. Voici ce que cela change pour un immeuble de bureaux, et comment financer les travaux.
L'essentiel
Trois marches, une déclaration par an.
Par rapport à une année de référence qui ne peut être antérieure à 2010, ou en atteignant le seuil en valeur absolue de la catégorie « bureaux ». Déclaration des consommations sur OPERAT avant le 30 septembre.
Immeubles, plateaux, sièges
Bâtiment entier, partie de bâtiment ou ensemble de bâtiments sur un même site : le seuil de 1 000 m² se cumule.
Propriétaire et locataire
L'obligation est partagée : le bâti et les communs d'un côté, les usages et les équipements propres de l'autre.
OPERAT avant le 30 septembre
Consommations de l'année précédente, surfaces, activités et année de référence, déclarées chaque année sur la plateforme de l'ADEME.
Quels bureaux sont concernés
Les bureaux sont l'exemple type de l'activité tertiaire visée par le décret n° 2019-771. L'article R. 174-22 du code de la construction et de l'habitation soumet à l'obligation les propriétaires et, le cas échéant, les preneurs à bail de tout bâtiment hébergeant exclusivement des activités tertiaires sur au moins 1 000 m², de toute partie de bâtiment mixte qui atteint ce seuil en cumulé, et de tout ensemble de bâtiments d'un même site dont les surfaces tertiaires cumulées l'atteignent.
En pratique, trois configurations reviennent sans cesse :
- le siège mono-occupant : un bâtiment, un propriétaire, un occupant ;
- l'immeuble multi-locataires : le propriétaire répond du bâti et des communs, chaque locataire de ses usages, même pour un plateau de quelques centaines de mètres carrés ;
- le campus : plusieurs bâtiments sur une même unité foncière, dont les surfaces s'additionnent.
Qui fait quoi entre bailleur et occupant se règle au bail. Propriétaire ou locataire : qui porte le décret tertiaire ?
Les objectifs à atteindre
Pour chaque échéance, deux voies. En valeur relative : −40 % en 2030, −50 % en 2040 et −60 % en 2050 de consommation d'énergie finale par rapport à une année de référence qui ne peut être antérieure à 2010. En valeur absolue : un niveau de consommation, en kWh par m² et par an, fixé pour la catégorie d'activité, les bureaux ayant la leur. OPERAT retient pour vous la voie la plus favorable.
Un immeuble déjà rénové peut viser le seuil absolu ; un immeuble des années 1970 chauffé au gaz a intérêt à bien choisir son année de référence et à planifier des travaux lourds dès maintenant.
Déclarer sur OPERAT
Chaque année avant le 30 septembre, vous déclarez sur OPERAT, la plateforme de l'ADEME, les consommations de l'année précédente par type d'énergie, les surfaces, les activités et, la première fois, l'année de référence. Pour des bureaux, la difficulté n'est pas la saisie : c'est de rassembler les factures d'électricité des plateaux, celles du gaz de la chaufferie et, parfois, les consommations du réseau de chaleur, entre un propriétaire et plusieurs locataires. Déclarer sur OPERAT, étape par étape.
Point réglementaire. L'attestation annuelle générée par OPERAT, avec sa notation Éco Énergie Tertiaire, doit être affichée dans le bâtiment depuis le 1er juillet 2026, à un endroit visible et facilement accessible, ou publiée par tout autre moyen pertinent. L'attestation et son affichage.
Où en sont les bureaux
Le bilan OPERAT publié par l'ADEME en mai 2026 place les bureaux parmi les méta-catégories qui concentrent l'essentiel des surfaces et des consommations déclarées, avec l'enseignement, la santé, la logistique et le commerce. Sur les déclarations 2024 jugées fiables, l'objectif 2030 est déjà atteint, en proportion de la surface, pour plus de la moitié des cas dans les bureaux, un résultat meilleur que la moyenne du parc (47 % en surface). Le même bilan note que les open spaces représentent 10 % des entités de bureaux déclarées mais 15 % des surfaces.
L'autre moitié a cinq ans pour y arriver, et les marches suivantes exigeront des travaux structurels que les seuls gestes d'exploitation ne fourniront pas.

Les leviers de travaux dans un immeuble de bureaux
Le décret n'impose aucun travaux : il fixe un résultat. Dans des bureaux, les leviers les plus efficaces se cumulent dans cet ordre.
- Pompe à chaleur : remplacer ou hybrider la chaufferie gaz ou fioul, en air/eau ou eau/eau, dimensionnée par un bureau d'études sur les besoins réels de l'immeuble.
- Isolation des combles perdus : laine minérale soufflée ou déroulée, à la performance exigée par la fiche CEE, un chantier mené hors des plateaux.
- Isolation du plancher bas : flocage en sous-face de la dalle, depuis le parking ou le vide sanitaire, sans gêner les occupants.
- Éclairage et usages : luminaires sobres pilotés selon la présence, extinction des plateaux, consignes de température, horaires de la ventilation.
- Solaire en autoconsommation : des bureaux consomment en journée, quand la toiture ou les ombrières du parking produisent ; son effet sur la trajectoire s'examine dans l'étude du site.
Le décret BACS, l'autre obligation des bureaux
Information réglementaire distincte du décret tertiaire : le décret BACS impose un système d'automatisation et de contrôle (GTB) aux bâtiments tertiaires dont les systèmes de chauffage ou de climatisation dépassent 290 kW depuis le 1er janvier 2025 et, pour ceux qui dépassent 70 kW, à l'échéance du 1er janvier 2030 fixée par le décret n° 2025-1343, sous réserve des conditions de rentabilité prévues par le texte. Prime Genius n'installe pas de GTB ; nous vous signalons l'obligation, et le pilotage reste un levier utile pour tenir la trajectoire.
Financer les travaux sans CAPEX
Pompe à chaleur, combles, plancher bas : ces opérations ouvrent droit aux primes CEE, cumulables selon les règles de chaque aide avec des subventions locales, régionales ou de l'ADEME. Prime Genius monte les dossiers, porte l'avance de trésorerie pour que les travaux démarrent sans attendre le versement des primes et, s'il reste un solde, structure un contrat de performance énergétique ou un tiers-financement. Selon l'éligibilité de votre projet, tout ou partie des travaux est financé sans mobiliser votre budget d'investissement ; le reste à charge éventuel est chiffré avant signature. Le financement zéro CAPEX et notre page tertiaire et bureaux.

Le levier n° 1 des bureaux
Sortir la chaufferie du gaz sans arrêter les plateaux.
Dans un immeuble de bureaux, la production de chaleur pèse lourd dans la consommation d'énergie finale. Une pompe à chaleur air/eau ou eau/eau, posée en toiture ou en extérieur et raccordée en chaufferie, remplace la chaudière ou fonctionne en hybride avec elle. La bascule se planifie avec vous, pendant que vos équipes travaillent.
- Dimensionnée par un bureau d'étudesConsommations, émetteurs, place disponible : vérifiés avant la proposition chiffrée.
- Posée par des artisans RGEPhotos horodatées à chaque étape, contrôle par un organisme accrédité COFRAC avant le dépôt du dossier.
Notre méthode
De l'année de référence au versement des primes.
Vos obligations & vos droits
Assujettissement, situation OPERAT, aides mobilisables : vous savez où en sont vos bureaux.
Visite sur site
Relevé du bâti, de la chaufferie et des équipements pour mesurer le gisement d'économies.
Compte rendu & proposition
Opérations, aides, reste à charge éventuel : chiffrés pour que propriétaire et locataire décident.
Travaux, contrôle, versement
Artisans RGE, photos horodatées, contrôle COFRAC, dépôt du dossier jusqu'au versement des primes.
Vos objectifs décret tertiaire, calculés pour vos bureaux.
360 calcule vos objectifs, guide votre déclaration OPERAT et révèle les aides mobilisables sur votre parc. Gratuit pour commencer.
Questions fréquentes
Vos questions, nos réponses
Votre question n'y figure pas ? Un référent Prime Genius vous répond.
Un plateau de bureaux de 600 m² dans un immeuble de 3 000 m² est-il concerné ?
Oui. Dans un bâtiment à usage tertiaire qui atteint 1 000 m², chaque occupant est concerné pour sa partie, même si elle est plus petite. Le propriétaire l'est pour le bâti et les équipements communs. Les cas pratiques de l'assujettissement.
Quelle année de référence choisir pour des bureaux ?
Une année pleine d'exploitation, pas antérieure à 2010, dont vous pouvez justifier les consommations et qui reflète une occupation normale des plateaux. Une année de forte occupation est généralement plus favorable qu'une année marquée par du télétravail massif. Bien choisir son année de référence.
Le passage au flex office ou au télétravail change-t-il l'objectif ?
Le dispositif prévoit une modulation liée au volume d'activité, calculée automatiquement par OPERAT à partir d'indicateurs d'intensité d'usage propres à chaque catégorie. Une baisse d'occupation ne se traduit donc pas mécaniquement par une baisse de l'objectif : vérifiez les indicateurs déclarés pour vos bureaux.
Quels travaux pèsent le plus dans des bureaux ?
Dans la plupart des immeubles, la production de chaleur et l'enveloppe. Remplacer ou hybrider une chaufferie gaz par une pompe à chaleur, isoler les combles perdus et le plancher sur parking réduisent la consommation d'énergie finale de façon durable, et ces opérations ouvrent droit aux primes CEE, selon éligibilité. Nos solutions.
Comment financer ces travaux sans toucher au budget d'investissement ?
Les primes CEE et les subventions cumulables couvrent tout ou partie des travaux éligibles, selon votre projet. Prime Genius porte l'avance de trésorerie et structure, si besoin, un montage pour le solde. Le reste à charge éventuel est chiffré avant signature. Le financement zéro CAPEX.
Échange gratuit, sans engagement
Parlons de vos bureaux
Un référent Prime Genius vous rappelle pour faire le point sur votre bâtiment, vos obligations et les financements mobilisables.